À partir de 2023, l’augmentation des survols devient particulièrement sensible et génère des nuisances dans plusieurs quartiers de la commune.

Dès le 1er août 2023, Mme le Maire rencontre les représentants de l’aéroport Marseille-Provence pour leur faire part de la situation. La commune participe également aux commissions réunissant l’aéroport, les professionnels de l’aéronautique, les riverains et les collectivités.

En janvier 2024, la municipalité lance une pétition, qui recueille près de 560 signatures, et fait réaliser une campagne de mesures par ACOUCITÉ, avec deux sondes installées au Piton de Cabriès et au domaine du Lac Bleu. Les résultats présentés en mars montrent que les niveaux sonores moyens restent sous les seuils réglementaires, mais mettent en évidence d’importants pics de bruit lors du passage des avions.

Parallèlement, l’État lance en novembre 2023 une Étude d’impact selon l’approche équilibrée (EIAE). Menée avec le bureau d’études To70, elle doit déterminer les mesures susceptibles de réduire les nuisances, pouvant aller jusqu’à des restrictions d’exploitation.

En septembre 2024, de nouvelles cartes stratégiques de bruit de l’aéroport sont approuvées par arrêté préfectoral. Elles ne font pas apparaître Cabriès parmi les secteurs les plus exposés au bruit aérien.

Estimant ne pas être suffisamment entendus, les élus concernés décident d’agir ensemble. Le 27 octobre 2025, Amapola Ventron, maire de Cabriès, et plusieurs maires de communes voisines demandent au préfet l’instauration d’un couvre-feu de 23 h à 6 h.

En juillet 2026, près de trois ans après le lancement de l’étude, la préfecture retient un autre scénario : pas de couvre-feu, mais des restrictions renforcées pour les avions les plus bruyants, avec un seuil de 13 EPNdB sur l’essentiel de la nuit et de 17 EPNdB entre minuit et 2 h. Les représentants des riverains jugent ces mesures insuffisantes et la mobilisation se poursuit avant la décision des ministères chargés des Transports et de l’Écologie.